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Maloya : la flamme allumée par Granmoun Lélé ne s’éteindra pas ! Interview de Christian Baptisto.

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Maloya : la flamme allumée par Granmoun Lélé ne s’éteindra pas ! Interview de Christian Baptisto.

SYNCOPE N ° 12 MAI 2005

Ce chanteur et producteur fut l’un des premiers prescripteurs du « Maloya Lélé »

Le ségatier Christian Baptisto a été déterminant dans le succès du Maloya de Granmoun Lélé

Syncope a rencontré Christian Baptisto, compagnon de route de la famille Philéas et membre de la “ garde rapprochée ” de ceux qui comme Paul Mazaka, Jean-Pierre Clain, Gilbert Pounia et Christian Mousset ont oeuvré pour faire connaitre le son de Lélé au monde entier et à La Réunion même !

Christian Baptisto est un artiste réunionnais connu pour ses ségas et un producteur à la tête d’une association “ Les Chokas ” qui a co-produit avec les studios Oasis deux triple CD dont Bourbon Maloya ( qui a fait dâte ) et Bourbon Cuivres, mais aussi les deux premiers CD d’Urbain Philéas “Lo Flanbo “ en 2000 et “ Dé Langaz Maloya ” en 2003 ( lire la rare et toute première interview en ligne d’Urbain par Syncope).

Quel était ton rôle aux côtés de Lélé ?

Christian Baptisto : Avec son fils Willy ( ndrl : qui joue aussi dans la troupe de Lélé ) , on préparait la partie administrative des tournées. J’aidais et accompagnais la troupe lors des concerts…de l’Inde au Brésil en passant par le Japon et la France… A chaque fois, le public a réagi positivement et dansait. Je t’assure que voir Lélé jouer devant 25 000 personnes en Suède, c’était impressionnant. Idem face à 5 ou 6000 personnes au Japon… Même en Inde, il a fait danser le public alors qu’on nous avait prévenu que le public était réservé…A Salvador de Bahia, c’était inoubliable aussi…il fallait assurer entre Doudou N’Daye Rose et Gilberto Gil !

Comment as-tu rencontré Lélé ?

Je suis très proche de Willy avec qui j’ai joué dans deux troupes de Séga “ Créolie ” et “ Mascareignas ” qui se produisaient dans les hôtels dans les années 80, et il me disait : “faudrait que tu viennes écouter Papa car il a plein de titres ”. Ce que j’ai fait… Puis dans les années 90, le Conseil Général de La Réunion a monté l’opération “CES Musique” où Willy était formateur, moi coordinateur et Paul Mazaka qui dirigeait le dispositif… Il y avait aussi Gilbert Pounia (Ziskakan) et Jacqueline Farreyol. On a monté un festival à St Joseph : “ Festival Kayanmb “ en sept. 1992 et Granmoun s’y est produit. C’était son premier vrai concert à La Réunion. Il avait fait un podium au Théâtre de St Gilles pour la Fête de la Musique en juin mais St Joseph, c’est sa première vraie prestation dans l’île.

Après, il y a Angoulême ?

Avec Gilbert Pounia, on avait enregistré le concert en DAT, qu’on a fait ensuite écouter par téléphone à Christian Mousset qui a craqué tout de suite, il les a invités à Angoulême, et s’est engagé à les produire. C’était la première fois qu’un groupe de Maloya allait enregistrer en France (“Namouniman” en 1993)

(c) Propos recueillis par Stéphane Delphin

 

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