{"id":10011,"date":"2004-12-04T15:07:28","date_gmt":"2004-12-04T15:07:28","guid":{"rendered":"https:\/\/syncope.be\/?p=10011"},"modified":"2026-08-29T12:27:53","modified_gmt":"2026-08-29T12:27:53","slug":"petrona-martinez-tambour-au-feminin-avec-la-reine-du-bullerengue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/2004\/12\/04\/petrona-martinez-tambour-au-feminin-avec-la-reine-du-bullerengue\/","title":{"rendered":"Petrona Martinez : tambour au f\u00e9minin avec la reine du Bullerengue"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">N\u00b0 1 &#8211; Syncope &#8211; avril 2004<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mieux vaudrait ne pas manquer les concerts fin mars de Petrona Martinez dans le cadre du Festival de l\u2019Imaginaire ! Cette grande dame est devenue l\u2019embl\u00e8me vivant du Bullerengue, tradition afro-colombienne de la c\u00f4te Cara\u00efbes. Apr\u00e8s deux passages confidentiels \u00e0 Marseille  l\u2019an dernier, elle foulera pour la toute premi\u00e8re fois  une sc\u00e8ne de la r\u00e9gion parisienne <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<div class='embed-container'><iframe loading=\"lazy\" title=\"Petrona martinez extrait du film &quot; Lloro Yo&quot; de Lizette Lemoine\" width=\"1440\" height=\"1080\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1s5mLTqV8Hg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Initialement, il n\u2019\u00e9tait chant\u00e9 que par des filles-m\u00e8res ou des femmes concubines ind\u00e9sirables lors de certaines festivit\u00e9s religieuses et bals populaires.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Le Bullerengue est un chant exclusivement f\u00e9minin, dialoguant avec deux tambours nomm\u00e9s les Llamador et l\u2019Alegre. Initialement il n\u2019\u00e9tait chant\u00e9 que par des filles-m\u00e8res ou des femmes concubines ind\u00e9sirables lors de certaines festivit\u00e9s religieuses et bals populaires. A l\u2019\u00e9cart telle une confr\u00e9rie, elles se r\u00e9unissaient dans une maison chantant et tapant des mains. Quant \u00e0 la pr\u00e9sence des hommes &#8211; seuls habilit\u00e9s \u00e0 jouer du tambour &#8211; elle se limitait aux tanbouy\u00e9. C\u00f4t\u00e9 danses, les massages du bas-ventre et de la poitrine que miment les Bullerengueras rendent hommage \u00e0 la fertilit\u00e9 de ces femmes devenues \u00ab incorrectes \u00bb le temps de certaines f\u00eates. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Traditionnellement, les bullerengueras avaient aussi pour r\u00f4le d\u2019accompagner certains rites fun\u00e9raires, notamment lors des veill\u00e9es fun\u00e8bres <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Traditionnellement, les bullerengueras avaient aussi pour r\u00f4le d\u2019accompagner certains rites fun\u00e9raires, notamment lors des veill\u00e9es fun\u00e8bres. Aujourd\u2019hui, la pratique du Bullerengue n\u2019est plus li\u00e9e au calendrier religieux. Bien que de plus en plus populaire, on ne peut associer son succ\u00e8s \u00e0 de meilleures conditions de vie pour ses h\u00e9ritiers. Ainsi, il n\u2019y a qu\u2019\u00e0 voir le d\u00e9nuement de Palenquito, le village de Petrona Martinez situ\u00e9 \u00e0 moins d\u2019une heure de Carthag\u00e8ne. Palenquito, qui est si proche de la culture noire Palenque&nbsp;dont l\u2019\u00e9picentre San Basilio est lou\u00e9 aujourd\u2019hui pour son histoire de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019esclavage, et pour son aptitude \u00e0 avoir conserv\u00e9 vivants une langue et des rites africains. A l\u2019heure actuelle, Palenquito, c\u2019est un village o\u00f9 hommes, femmes et enfants vivent du sable, qu\u2019ils extraient \u00e0 la pelle du lit de la rivi\u00e8re ! Des m\u00e8tres cubes de sable arrach\u00e9s \u00e0 l\u2019eau qui tr\u00f4nent devant les maisons&#8230;  <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p> San Basilio est lou\u00e9 aujourd\u2019hui pour son histoire de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019esclavage, et pour son aptitude \u00e0 avoir conserv\u00e9 vivants une langue et des rites africains. <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Ceci est le quotidien de Petrona Martinez depuis plus de vingt ans&#8230;. Un travail rude pendant lequel, entour\u00e9e des siens, Petrona pouvait fredonner des m\u00e9lodies apprises de m\u00e8re en fille, et en inventer de nouvelles&#8230;.Ses ascendantes, grand-m\u00e8re et m\u00eame arri\u00e8re-grand-m\u00e8re furent elles-m\u00eames des bullerengueras renomm\u00e9es, en un temps o\u00f9 cette tradition n\u2019\u00e9tait pas encore un spectacle. C\u2019est donc tout naturellement qu\u2019elle chante le Bullerengue en famille, accompagn\u00e9e de Joselina sa fille, aux ch\u0153urs, et Alvaro le fils cadet, au tambour Alegre. Au fil du temps, il a remplac\u00e9 Luis, le tanbouy\u00e9 de c\u0153ur, fils a\u00een\u00e9 de Petrona, assassin\u00e9 \u00e0 Carthag\u00e8ne par des voleurs, comme c&rsquo;est si souvent le cas en Colombie&#8230;Un long  deuil, une pause dans les enregistrements, avant de revenir avec un  nouvel opus<sup>1 <\/sup>ancr\u00e9  dans la tradition sans y \u00eatre fig\u00e9.  Aux c\u00f4t\u00e9s de titres du plus authentique Bullerengue,\u00ab Bonita que Canta \u00bb est un album qui propose d\u2019autres styles musicaux comme le Fandango<sup>2<\/sup>, la Chalupa ou la Puya qui eux, ajoutent d\u2019autres instruments comme  la Tambora (tambour \u00e0 deux peaux frapp\u00e9 avec des baguettes) et le Guache&nbsp;qui n\u2019est autre qu\u2019un grattoir m\u00e9tallique. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p> \u00a0\u00bb il a remplac\u00e9 Luis, le tanbouy\u00e9 de c\u0153ur, fils a\u00een\u00e9 de Petrona, assassin\u00e9 \u00e0 Carthag\u00e8ne par des voleurs \u00a0\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">A 65 ans, l\u2019envol de Petrona pourrait prendre une direction que l\u2019on ne soup\u00e7onne pas tant sa personnalit\u00e9 et son art risquent d\u2019en surprendre plus d\u2019un ! Preuve  que, m\u00eame si sa maison est en torchis, m\u00eame si la violence lui a arrach\u00e9 un fils \u00ab La Vida Vale la Pena \u00bb comme elle le chante.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">par St\u00e9phane Delphin<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-regular\"><table class=\"\"><tbody><tr><td class=\"has-text-align-left\" data-align=\"left\">(1) CD \u00ab Bonito que canta\u00bb            <br>MTM &#8211; YARDHIGH 2002.(2) Bal populaires, paysans. <br>En concert au mois de mars les 26, 27 \u00e0 20h30, le 28 \u00e0 17h Th\u00e9\u00e2tre Equestre ZINGARO<br>176 avenue Jean Jaur\u00e8s, 93300 Aubervilliers<br>M\u00b0 Fort d\u2019Aubervilliers.             <br>R\u00e9servations au 01 45 44 41 42 <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00b0 1 &#8211; Syncope &#8211; avril 2004 Mieux vaudrait ne pas manquer les concerts fin mars de Petrona Martinez dans le cadre du Festival de l\u2019Imaginaire ! Cette grande dame est devenue l\u2019embl\u00e8me vivant du Bullerengue, tradition afro-colombienne de la c\u00f4te Cara\u00efbes. Apr\u00e8s deux passages confidentiels \u00e0 Marseille l\u2019an dernier, elle foulera pour la toute&hellip; <br \/> <a class=\"read-more\" href=\"https:\/\/syncope.be\/index.php\/2004\/12\/04\/petrona-martinez-tambour-au-feminin-avec-la-reine-du-bullerengue\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":10101,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[14],"class_list":["post-10011","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-caraibes","tag-bullerengue"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10011"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10011\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10129,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10011\/revisions\/10129"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10101"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/syncope.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}